Articles avec #wotre music tag

Publié le 14 Avril 2018

Sté Strausz - le rap c'était mieux avant - logo

 

De son vrai nom Stéphanie Quinol, Sté Strausz est née dans le Val-de-Marne en 1977. Strausz grandit entourée par la musique avec un père DJ (musique antillaise, haïtienne, cubaine et africaine). Elle commence à écrire des textes à l'âge de 13 ans en 1990. Son cousin, David Bordey, décide de la présenter à Sulee du groupe Les Little devant laquelle elle rappe. Sulee décide de la recruter et les premiers enregistrements se déroulent dans un studio vers La Fourche à Paris alors âgée de 15 ans. Son nom d'artiste lui est attribué par Sulee B Wax qui l'a présentée sur scène comme La femme-bonne en (Levi-)Strauss.

Sté Strausz - Sté real  - le rap c'était mieux avant

Issue de la scène hip-hop underground de Vitry-sur-Seine, elle se fait connaître du public en 1994 avec le mini-album Sté Real. Sté Strausz montre sur cet album composé de sept titres qu'elle est une pionnière du G-funk français.

Sté Strausz - Ma génération - le rap c'était mieux avant

L'année suivante, elle apparaît sur le CD de La haine et sur les compilations Génération rap (1995) et Hostile hip hop (1996), chaque fois aux côtés des artistes les plus importants de l'époque (Expression Direkt, Busta Flex, Assassin, Ideal J, Les sages poètes de la rue, La Cliqua, Ärsenik... ). Son premier album, Ma génération, est publié en 1998.

Sté Strause - Fidèle à moi-même - le rap c'était mieux avant

En 2001, elle prend ses distances avec le mouvement hip-hop ; elle prend à cette époque un emploi « normal » d'hôtesse d'accueil et se consacre à l'éducation de sa fille. En 2005, après quatre ans d'absence, elle sort un nouvel album, Fidèle à moi-même. En 2010, elle coécrit l'ouvrage Fly Girls, Histoire(s) du hip-hop féminin en France avec l'écrivain Antoine Dole. L'ouvrage, publié aux éditions Au Diable Vauvert, revient sur les parcours des pionnières du mouvement.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 8 Avril 2018

Sléo - le rap c'était mieux avant

 

Sléo est un groupe de rap créé en 1987 et composé de Jazzyko, Le Cervo, Sly D.O.

C'est alors suite à la compilation " Les Cools Sessions " sorti en 1993 que Jimmy Jay (avec notamment MC Solaar, Fabe, Les sages poètes de la rue,...) prend en charge un fabuleux trio trop souvent oublié, le groupe Sléo (Seul le Lyrisme Excite L'Opinion). Un rap positif et énergique dans la même lignée que les groupes provenant de la même famille, un style très proche de celui des Sages Po' de l'époque pour être plus précis, d'ailleurs plusieurs ressemblance avec l'album "Qu'est-ce Qui Fait Marcher Les Sages" sont parfois flagrante.

Les flows décapants et sautillants sur les productions sur lesquelles les rides apparaissent peu, à coup de grosses rythmiques faisant trembler nos murs, des samples magiques et envoûtants, font de ce disque un très bon repas pour les amateurs de vrai Hip Hop des années 90's.
 

Sléo - Ensemble pour 1 nouvelle aventure - le rap c'était mieux avant

Entrée en la matière : " J'Ouvre Le Bal ", morceau planant maîtrise de bout en bout tel que l'écoute peut se faire en boucle, une parfaite alliance flows / Instrumental / Strictly Hip Hop, on lève les bras et on allume les briquets. Les rapports avec l'argent et les embûches de la vie sont traités avec " Qui Joue Perd Gagne " très appréciable sur fond de gros Boom Bap. Le single de l'album " Je Lance Les Dés " avait fais son petit effet dans le milieu à l'époque et on comprend pourquoi, même ceux n'ayant pas connu cette période et amoureux du Rap seront empreint de nostalgie de de magie. Le souriant et naïf " C'Est Le Week End ", hymne à la défonce, à la détente, à l'entourage transmet la bonne humeur tandis que le très sombre " Monnaie De Singe " matraque nos oreilles par son atmosphère pesante faisant allusion à l'esclavage et la colonisation. Les merveilles s’enchaînent du rapide " L'Idée D'Apparence ", le sincère " Joue Le Simple ", le jazzy " A Contre Temps ". C'est alors que vient le sommet dans le genre Freestyle collectif, regroupant Les Petits Boss, Rocca & Daddy Lord C dans une forme sans pareils, Fabe et la encore inconnu Lady Laistee, 7 minutes 18 de folie furieuse. Le groupe Sléo, aujourd'hui disparu, nous offrait en 1995 une très belle pièce, Ensemble pour une nouvelle aventure et l’année suivante, le second album L'essence du Kombat.

Sléo - l'essence du kombat - le rap c'était mieux avant

 

Voir les commentaires