Il y a des projets qui ne vieillissent pas, parce qu’ils sont nés dans le feu, dans la vraie vie, dans les halls, les terrains, les radios pirates et les Sound Systems enfumés. Mixtape Party Jam de Cut Killer, sortie en mars 1997, fait clairement partie de ces monuments.
Pas un album, pas un best-of. Un témoignage vivant d’une époque où le hip-hop français était en train de sortir des sous-sols pour exploser à la surface.
Face A
A1 - Appelles Les Flics, C'est L'Intro Cut Killer
A2 - Ah Doug E. Fresh
A3 - Untitled Lady Of Rage
A4 - Let Me Clear My Throat DJ Kool
A5 - Puertorico Frankie Cutlass
A6 - Top Billin Audio 2
A7 - Remix KRS 1, Top Billin
A8 - They Want Efx Das Efx
A9 - Scenario A Tribe Called Quest
A10 - Choice Is Yours Blacksheep
A11 - 900 Number 45 King
A12 - Jump Around House Of Pain
A13 - Slam Onyx
A14 - Punks Jump Up To Get Beat Down Brand Nubian
A15 - Warriors Drum King Just
A16 - La Haine Cut Killa'
A17 - Sound Of Da Police KRS 1
A18 - Chief Rocka' L.O.T.U.G.
A19 - Mic Checka Da Efx
A20 - Kaught In Da A.K. Da Efx
A21 - Untitled Cypress Hill
A22 - Time For Sum Aksion Redman
A23 - Mama Said Knock You Out LL Cool J
A24 - Spellbound/Real Solo K-Solo
A25 - Soul Clap Showbiz & A.G.
A26 - Let Me Clear My Throat DJ Kool
A27 - Hip Hop Junkies Nice & Smooth
A28 - Back To The Old School Greg Nice
A29 - Peter Piper Run-DMC
A30 - How's That Redman
A31 - Breakbeat For Tha End Cut Killer
Face B
B1 - Intro Killa' Cut Killer
B2 - Untitled Frankie Cutlass
B3 - Untitled Lady Of Rage
B4 - Untitled DJ Kool
B5 - Untitled Doug E. Fresh
B6 - Dreams Notorious B.I.G.
B7 - Players Anthem's Junior Mafia
B8 - Livin' Proof Group Home
B9 - Da Real Hip Hop / No Diggedy Das Efx
B10 - Woo Haa Busta Rhymes
B11 - Hip Hop Hooray / O.P.P. Naughty By Nature
B12 - Wings Of The Morning Capleton
B13 - Ice Cream Raekwon
B14 - I Got It Made Special Ed
B15 - Eric B. For President Eric B. & Rakim
B16 - 1nce Again (DJ Remix) A Tribe Called Quest
B17 - Megamedley A Tribe Called, Akafella, Fugees, Gangstarr, Heavy D, KRS 1, King Just, L.O.T.U.G., M.O.P., Method Man, O.D.B., Run DMC, Shyheim et Wu Tang
DJ Mix – Cut Killer
Design, Artwork By – Realeyez
Quand t’appuies sur Play, tu reviens direct dans les 90’s
Dès les premières secondes, tu sens le truc : grain sale, enchaînements nerveux, vinyles qui crissent, et ce style Cut Killer que tout le monde essayait d’imiter, sans jamais vraiment y arriver.
En 1997, pas de streaming, pas de réseaux. Pour découvrir les nouveaux MC, tu comptais sur :
Cut Killer, c’était le gars qui ouvrait la porte. Celui qui ramenait les dernières tueries US, parfois enregistrés la veille dans un studio bricolé. Et Mixtape Party Jam, c’est exactement ça : une claque à haute fréquence.
Du boom bap, du gros scratch, et surtout… la rage de l’époque
La mixtape transpire le hip-hop brut, celui sans marketing autour, celui qui sort des tripes. Cut Killer balance du rap US sans réfléchir à qui vend, qui marche, qui passe en radio. Ici, le seul filtre, c’est la qualité.
Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est cette manière de mélanger les mondes : tu peux passer d’un classic US à un banger français en même pas trois secondes, sans perdre le fil.
C’est un patchwork contrôlé, un chaos organisé, un son qui secoue la nuque avant même que tu réalises ce que t’écoutes.
Ce qui fait la force de ce projet, c’est qu’il n’a pas été fabriqué pour plaire. Il a été fait pour exister. Pour circuler de main en main, pour s’entendre trop fort dans les scooters 50cc, pour gifler les murs des gymnases pendant les battles.
Et même si certains morceaux ont vieilli, l'énergie, elle, reste intemporelle.
le hip-hop français s’est construit sans plan, sans budget, mais avec une détermination monstrueuse. C’est une pièce d’histoire, un truc qui t’explique mieux que n’importe quel documentaire ce que voulait dire “culture urbaine” avant que les grandes marques s’en mêlent.
Un coup de poing sonore, un souvenir vivant, un classique de la street. Cut Killer n’a pas juste mixé des sons : il a immortalisé une époque.