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🎤 Di-Meh : retour à l’instinct avec Jackass, une claque brute venue de Genève
6 avril 2026

🎤 Di-Meh : retour à l’instinct avec Jackass, une claque brute venue de Genève

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Invité de Mehdi Maïzi dans son émission, Di-Meh signe un retour remarqué avec Jackass, un projet qui tranche avec ses précédentes sorties. Plus qu’une simple mixtape, ce nouveau chapitre artistique s’inscrit comme une déclaration d’intention : revenir à l’énergie primaire du rap. 

Une mixtape comme manifeste 

Dès les premières minutes de l’entretien, le ton est donné. Jackass n’est pas un projet calibré, mais une œuvre pensée comme un retour aux fondamentaux : spontanéité, chaos maîtrisé et intensité sonore. 

Inspiré par l’esthétique des mixtapes américaines des années 2000, le projet est notamment « hosté » par un DJ, un choix devenu rare aujourd’hui mais emblématique d’une époque où le rap se voulait plus brut, presque instinctif. 

Pour Di-Meh, cette direction artistique n’est pas un calcul mais une évidence. Après plusieurs années à explorer d’autres sonorités, il ressent le besoin de renouer avec une musique plus énergique, taillée pour la scène et les festivals. 

L’énergie comme moteur créatif 

Au cœur de Jackass, il y a cette volonté de retrouver une sensation presque physique du rap. Di-Meh parle d’un « retour au goût » pour des morceaux plus nerveux, nourris par des prods trap et une approche directe. 

Ce regain d’énergie ne se limite pas au son. Il irrigue aussi l’esthétique globale du projet : clips, visuels, univers graphique… tout converge vers une identité inspirée par la culture skate et l’esprit DIY. 

Car c’est bien là l’une des clés du projet : une authenticité revendiquée, nourrie par ses racines personnelles. Le skate, omniprésent dans son parcours, devient un symbole de liberté et de créativité, loin des formats standardisés de l’industrie. 

Entre héritage et renouveau 

Dans cet échange avec Mehdi Maïzi, figure incontournable du journalisme rap en France , Di-Meh s’inscrit dans une forme de dialogue entre générations. 

Jackass puise dans une nostalgie assumée — celle d’un rap plus brut, plus collectif — tout en restant ancré dans les sonorités actuelles. Une manière de faire le lien entre passé et présent, sans tomber dans la simple imitation. 

L’artiste reconnaît d’ailleurs avoir été parfois réduit à une image d’artiste « énergique ». Avec ce projet, il choisit non pas de s’en éloigner, mais au contraire de l’assumer pleinement, en la poussant à son maximum. 

Un projet pensé pour le live 

Autre point central : la scène. Jackass est conçu comme un projet vivant, pensé pour être ressenti en concert. L’intensité des morceaux, leur structure et leur énergie répondent à une logique performative. 

Dans un paysage rap de plus en plus dominé par les plateformes et les écoutes individuelles, Di-Meh rappelle ainsi l’importance du live, du contact direct avec le public, et d’une musique qui se vit autant qu’elle s’écoute. 

Une vision instinctive du rap 

Au fil de l’entretien, une idée revient : celle de l’instinct. Loin des stratégies marketing et des tendances éphémères, Di-Meh revendique une approche presque organique de la création. 

Jackass apparaît alors comme un projet sincère, façonné par l’envie plus que par la nécessité. Un retour aux bases, mais aussi une affirmation artistique forte dans un rap en constante mutation. 

Avec Jackass, Di-Meh ne cherche pas à plaire à tout prix. Il propose une vision, brute et sans filtre, qui rappelle que le rap peut encore être un espace d’expérimentation et de liberté. 

Dans cet échange avec Mehdi Maïzi, c’est toute une philosophie qui se dessine : celle d’un artiste qui, après avoir exploré plusieurs facettes de son identité, choisit de revenir à l’essentiel. 

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