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🎤 15 OCTOBRE : IL Y A 14 ANS, FLYNT RAPPELAIT QUE LE RAP FRANÇAIS NE SE RÉSUME PAS AUX CHIFFRES
15 octobre 2026

🎤 15 OCTOBRE : IL Y A 14 ANS, FLYNT RAPPELAIT QUE LE RAP FRANÇAIS NE SE RÉSUME PAS AUX CHIFFRES

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Le 15 octobre 2012, Flynt sortait Itinéraire bis, un album indépendant qui allait à contre-courant des tendances. Douze titres, une plume exigeante et une conviction : dans le rap, on peut tracer sa propre route sans sacrifier son identité. Quatorze ans plus tard, ce disque mérite toujours qu'on s'y arrête. 

Il y a des albums qui cherchent à conquérir les charts. D'autres qui cherchent à marquer les esprits. 

Et puis il y a Itinéraire bis. 

Le 15 octobre 2012, le rappeur parisien Flynt dévoile son deuxième album, cinq ans après J'éclaire ma ville, son premier projet salué par la critique. L'attente est importante, mais l'artiste n'a pas l'intention de changer de formule pour répondre aux exigences de l'industrie. Son objectif est ailleurs : continuer à faire du rap avec du fond, du caractère et une vraie liberté artistique. 

Le titre de l'album résume à lui seul toute sa philosophie. 

🚦 Flynt choisit la route que les autres ne prennent pas 

À une époque où le rap français évolue rapidement, Flynt revendique une autre manière d'avancer. 

Pas question de courir après les tendances. Pas question de construire une image artificielle. Pas question non plus de sacrifier l'écriture au profit de l'efficacité immédiate. 

Avec Itinéraire bis, le rappeur assume le choix de l'indépendance. 

Une vision qui donne tout son sens au titre de l'album. 

Prendre un itinéraire bis, ce n'est pas renoncer à arriver à destination. C'est refuser de laisser les autres choisir le chemin à notre place. 

🎧 12 titres, une plume et une identité intacte 

Sur les 12 morceaux de l'album, Flynt explore différentes facettes de son univers. 

Avec J'ai choisi mon camp, il affirme ses convictions. Avec Les clichés ont la peau dure, il s'attaque aux représentations simplistes. Avec La balade des indépendants, aux côtés de Nasme et Dino, il met en lumière les réalités d'une musique construite loin des grandes machines de l'industrie.

Le disque accueille également plusieurs invités, dont Orelsan sur Mon pote, Calamity Jeanne sur Homeboy et Taïro sur J'en ai marre de voir ta gueule. 

Cette diversité ne dilue pas l'identité du projet. Elle lui permet, au contraire, de développer son univers sans renoncer à sa cohérence. 

Ici, le rap n'est pas simplement une question de technique ou de performance. 

C'est une affaire de regard, de vécu et de sincérité. 

Flynt ne cherche pas à raconter une vie qui n'est pas la sienne. Il transforme ses expériences, ses réflexions et son rapport au monde en matière première pour ses textes. 

Une démarche artisanale, à une époque où la musique commence déjà à accélérer. 

🤝 « Mon pote » avec Orelsan : un featuring qui marque les esprits 

Impossible d'évoquer Itinéraire bis sans parler de Mon pote, le morceau partagé avec Orelsan. 

Cette collaboration réunit deux rappeurs aux univers distincts, mais qui accordent tous deux une place importante à l'écriture et à la narration. 

Le titre participe à la visibilité de l'album et bénéficie ensuite d'un clip particulièrement remarqué, réalisé par Francis Cutter. 

Mais réduire Itinéraire bis à ce seul featuring serait passer à côté de l'essentiel. 

Car le projet ne repose pas uniquement sur ses invités. Il tient avant tout grâce à la personnalité de Flynt, à son exigence d'écriture et à sa volonté de défendre une vision personnelle du rap. 

Les collaborations enrichissent le voyage. Elles ne prennent jamais la place du conducteur. 

💿 L'indépendance : un choix, mais aussi un combat 

Derrière Itinéraire bis, il y a également une réalité souvent moins visible : celle du travail nécessaire pour sortir un album sans s'appuyer sur une grande structure. 

Le disque est entièrement autoproduit, contrairement à J'éclaire ma ville, qui était coproduit. 

Cette indépendance n'est pas présentée comme une formule magique. C'est un choix qui demande du temps, des moyens et de la persévérance. 

Mais elle lui permet de conserver la maîtrise de son projet. 

Et c'est peut-être là que réside l'une des forces de cet album. 

Flynt ne cherche pas à démontrer qu'il est possible de réussir en suivant une recette différente. 

Il montre qu'il est possible de construire une œuvre cohérente en restant fidèle à ses principes. 

🕰️ 14 ans plus tard, pourquoi reparler de Itinéraire bis ? 

Aujourd'hui, le 15 octobre 2026, Itinéraire bis fête ses 14 ans. 

Quatorze années se sont écoulées depuis sa sortie, et le paysage du rap français a profondément changé. 

Les plateformes de streaming ont bouleversé les habitudes d'écoute. Les réseaux sociaux ont accéléré la circulation des morceaux. Les chiffres sont devenus omniprésents dans les discussions autour des artistes. 

Dans ce contexte, le projet de Flynt rappelle une évidence que l'on oublie parfois : un album ne se résume ni à son démarrage, ni à ses statistiques, ni à sa capacité à faire du bruit pendant quelques jours. 

Il peut aussi compter pour la qualité de son écriture, la cohérence de sa démarche et la fidélité à une vision artistique. 

Itinéraire bis ne prétend pas représenter à lui seul tout le rap français. Mais il incarne une certaine idée de cette musique : une culture dans laquelle la plume, l'authenticité et l'indépendance peuvent rester au centre du jeu. 

Et c'est précisément ce qui rend cet anniversaire intéressant. 

Parce qu'au fond, les modes passent. Les plateformes changent. Les tendances se succèdent. 

Mais les albums qui ont quelque chose à raconter peuvent continuer à trouver leur public. 

🔥 FLYNT, UN RAPPEUR QUI N'A JAMAIS EU BESOIN DE PRENDRE L'AUTOROUTE 

Le 15 octobre 2012, Flynt ne sortait pas simplement un deuxième album. 

Il prolongeait une démarche : celle d'un artiste qui préfère avancer à son rythme plutôt que de modifier sa trajectoire pour plaire au plus grand nombre. 

Itinéraire bis, c'est 12 morceaux, des collaborations marquantes et une même ligne directrice : garder le contrôle de sa musique et ne jamais perdre de vue ce qui compte dans l'écriture. 

Quatorze ans après sa sortie, une question mérite d'être posée : à l'heure où tout va toujours plus vite dans le rap, ne devrait-on pas parfois prendre le temps de revenir aux albums qui ont privilégié le fond à la course aux chiffres ? 

🎤 Et vous, quel morceau d'Itinéraire bis vous a le plus marqué : « Mon pote », « La balade des indépendants » ou le titre éponyme ? 

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