Vald a encore fait du Vald. Le 29 novembre 2025, alors que Paris La Défense Arena vibrait sous ses 40 000 fans chauffés à blanc, le rappeur du 93 a dégainé une annonce sortie de nulle part : “Magnificat”, un nouvel album lâché en pleine nuit, sans promo, sans teasing, juste un mic drop sur scène. Minuit moins le quart, et boum : les plateformes se retrouvent bombardées du projet.
1 - Blauwburgval
2 - Dans la rue
3 - Magnificat
4 - Retomber amoureux
5 - Dimension parallèle
6 - Jolie fleur
7 - Abysses
8 - Décadence
9 - Strass & paillettes
10 - Changer d'air
11 - Toujours pareil
12 - Mamacita L
Un album court, nerveux, et clairement pas taillé pour plaire à tout le monde
Avec 12 titres pour 27 minutes, Vald revient en mode efficace, sans fioritures. Après un Pandemonium sombre et massif sorti plus tôt dans l’année, Magnificat prend tout le monde à contrepied : plus mélodique, plus lumineux parfois, mais toujours imprévisible.
Le projet navigue entre pop décomplexée, électro perchée et rap lunaire. Vald s’amuse, teste, casse ses propres codes. Et ça s’entend.
Réception divisée : les fans kiffent, les puristes froncent les sourcils
Sur les réseaux, ça parle, ça débattait dès la minute 1. Les fidèles valdiens applaudissent la prise de risque, le côté “album pour les vrais”. D’autres rappers heads regrettent un projet “trop freestyle”, “pas assez structuré”, ou des prods jugées “trop légères”.
Bref : ça déchaîne les passions — mais c’est exactement le terrain de jeu de Vald.
Côté business, c’est pas un raz-de-marée… et ça fait parler
Si le streaming tourne bien, les chiffres physiques, eux, font grincer. Quelques moqueries circulent dans le game — rien de nouveau, la scène rap adore compter les ventes des autres.
Mais Vald n’est pas sur ce terrain-là : il le dit, il le montre, Magnificat est surtout un geste artistique, un move spontané que peu osent dans un rap français obsédé par les stratégies marketing.
Cette sortie surprise montre un Vald plus libre que jamais. Plus imprévisible, moins cadré, assumant de brouiller les frontières entre les styles.
Magnificat, c’est peut-être pas l’album qui fera consensus, mais c’est un projet qui respire la créativité brute. Un disque qui continuera probablement de diviser — et peut-être de grandir avec le temps.