Le rappeur d’Aulnay-sous-Bois revient sur son parcours, de ses débuts dans le 93 à ses succès fulgurants, entre provocation, humour noir et vision acérée du game. il évoque son enfance, ses influences, ses premiers projets, la création de NQNT, ses collaborations marquantes, mais aussi son rapport à la célébrité, à la scène, aux médias, et à son public.
Vald parle sans filtre de son indépendance, de son label Echelon, de sa manière de travailler, de son rapport à la musique, au sens, et à l’absurde.
Vald revient avec franchise et recul sur son cheminement : de sa jeunesse en banlieue à son statut d’artiste majeur du rap français, en passant par les virages créatifs et entrepreneuriaux qui ont façonné sa trajectoire. Né à Aulnay‑sous‑Bois en Seine-Saint-Denis, il évoque ses premières rimes, ses études, son passage par le stand-up et l’univers du rap amateur. On apprend comment il a activé son désir d’expression, entre autodérision et provocation.
Son EP NQNT (« Ni Queue Ni Tête ») marque une rupture. Vald décrit cet instant comme celui où il a trouvé son style — mélange d’humour noir, de second degré, de paroles incisives. Il analyse également la réception du public et des médias :
On ne m’attendait pas comme ça
Vald aborde son rapport aux maisons de disques, ses contraintes, et pourquoi il a souhaité tourner le dos à certains codes commerciaux pour rester fidèle à sa vision. Il évoque aussi le rôle des mixtapes surprises, des collaborations inattendues, et la place du « jeu » dans son art, sans pour autant sacrifier la rigueur. Vald explique ensuite pourquoi « Echelon » n’est pas juste un logo mais un projet global : un espace pour produire, diriger, inviter, et fédérer. Il revient sur les défis qu’il y a derrière : financement, logistique, exigence artistique, et le fait de porter autre chose que soi-même.Vald décrit la manière dont il conçoit ses shows : interaction avec le public, mise en scène, mais aussi spontanéité. Il se décentre :
Le public, c’est lui-même qui termine le morceau
Vald prend un temps pour poser un regard sur ce qu’il a accompli : ses succès, ses erreurs, et ce qu’il éviterait s’il recommençait. Il évoque ce qu’il reste à construire : de nouvelles collaborations, de nouveaux formats, et l’idée de « faire dur pour durer ».