Pas de décor bling, pas de langue de bois. Dans ce troisième épisode de LA CRTQE, ça parle vrai — et ça fait du bien. Autour de la table : Busta Flex, Sulee B Wax, Ice Crimi et Genesis. Quatre profils, deux générations, une seule culture : le hip-hop.
En face, la nouvelle génération ne se démonte pas. Ice Crimi et Genesis assument : aujourd’hui, faut savoir jouer avec les codes actuels. Réseaux, image, stratégie… le rap a changé, et eux avancent avec leur temps.
C’est LE débat qui pique. Les anciens parlent de respect, d’histoire, de fondations. En gros : tu peux pas débarquer sans savoir d’où ça vient.
Les plus jeunes répondent sans filtre : “on respecte, mais on va pas rapper comme en 96 non plus.” Ambiance tendue mais jamais gratuite. Juste deux visions qui s’entrechoquent.
Gros morceau de l’épisode : l’argent. Ou plutôt, comment ne pas se faire bouffer par l’industrie.
Sulee B Wax parle en vétéran. Pour lui, beaucoup d’artistes oublient un truc essentiel : comprendre ce qu’ils signent. Droits, prod, éditions… le game est technique, et les erreurs coûtent cher.
La nouvelle vague, elle, mise sur l’indépendance. Moins de labels, plus de contrôle. Mais au final, tout le monde est d’accord : sans vision business, même le talent ne suffit plus.
Et au milieu, une vérité : le lien entre générations est fragile.
Pas de montage pour lisser, pas de discours préparé. LA CRTQE capte un moment brut, presque rare aujourd’hui. Ça débat, ça coupe la parole, ça n’est pas toujours d’accord — bref, c’est vivant.
Ce troisième épisode, c’est un miroir du rap français actuel :
Et surtout, un rappel simple : le hip-hop, c’est pas qu’un son. C’est une vision.