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Disiz - On s'en rappellera pas
21 novembre 2025

Disiz - On s'en rappellera pas

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L'album On s’en rappellera pas de Disiz est sorti le 21 novembre 2025, sur le label Carré Bleu. Cet album s’inscrit comme un pont entre son passé (rap conscient, propos personnels) et un avenir artistique plus ouvert (pop, collaborations internationales). 

1 - La rosée 

2 - Try try try Featuring Kid Cudi 

3 - Coppola 

4 - Gloss Featuring Zoé Marchal 

5 - Babichou Featuring Iliona) 

6 - Melodrama Featuring Theodora) 

7 - Casting sentimental 

8 - Baudelourd 

9 - Zinterlude 

10 - Amsterdam 

11 - Le récif 

12 - Paroboy 

13 - Surfeur Featuring Laurent Voulzy 

14 - ça s'appelle la mer 

15 - Fin Featuring Prinzly 

16 - Culpa 

17 - Romainterlude 

18 - On s'en rappellera pas 

19 - Rire de pleurer 

20 - Nouvel enregistrement 1231 

Disiz - On s'en rappellera pas
Disiz - On s'en rappellera pas

Points forts 

Ambition artistique et maturité : 

  • À 47 ans et avec son 14ᵉ album, Disiz ne propose pas un simple disque rap : il explore des territoires plus larges — pop, électro, variété — tout en gardant sa voix et son écriture. 
  • Beaucoup de morceaux montrent une grande sincérité et une dimension introspective : mémoire, trauma, sentiment du temps, de l’oubli. 
  • L’approche expérimentale est renforcée par une diversité de collaborations (Kid Cudi, Theodora, Iliona, Laurent Voulzy, Prinzly), ce qui enrichit la palette sonore. 
     

Production soignée et atmosphères variées : 

  • L’album semble respirer : certains titres sont très intimistes (“La Rosée”), d’autres plus denses, électro ou rock, ce qui rend l’écoute comme une sorte de “carnet” sonore. 
  • L’expérience d’écoute immersive qu’il organise (avec projection d’un film, système son Dolby Atmos) montre qu’il porte un soin particulier à la dimension sensorielle et narrative de son œuvre. 
  • Sur le plan lyrique, il mêle poésie, réflexions historiques (“qui est Napoléon … on s’en rappellera pas”) et considérations très personnelles (“blessures cousues de fils d’or”). 


Cohérence thématique et émotionnelle :

  • Le thème de la mémoire — ce qu’on retient, ce qu’on oublie — traverse l’album de façon organique, pas seulement comme une idée marketing. 
  • Disiz assume une certaine fragilité, sans chercher à tout lisser : il parle de ses “doute[s] existentiel[s]”, de son corps, de ses échecs, etc. 
  • Le projet peut être vu comme un “adieu à ses propres certitudes” selon ses propres mots, ce qui donne au disque une gravité douce mais concrète. 
     

Universalité et accessibilité

  • Grâce aux teintes pop et aux mélodies chantées, Disiz élargit potentiellement son auditoire : pas seulement les fans de rap, mais aussi ceux qui aiment la variété ou la pop plus introspective. Télérama note que l’esprit pop reste intact. 
  • Les collaborations sont bien pensées : Kid Cudi pour un souffle international / nocturne, Voulzy pour une dimension nostalgique / variétale, Theodora pour la nuance émotionnelle. 

 

Authenticité et cohérence de carrière

  • L’album s'inscrit naturellement dans son évolution : après L’Amour (2022), qui avait déjà montré un virage vers des thématiques sentimentales, Disiz continue de creuser cette veine tout en se renouvelant. 
  • Son choix de faire des écoutes immersives commentées, plus que de simples previews, montre qu’il veut créer une relation forte avec son public — pas juste vendre des morceaux. 

Limites 

Risque de dispersion : 

  • Parfois, dans un album très “ouvert” (rap, pop, électro, rock), on peut craindre une perte de cohésion : certains titres peuvent paraître “hors style” ou moins alignés avec ce que les fans purs rap attendent. 
  • Avec 20 titres, le projet est assez long : toutes les pistes ne resteront peut-être pas aussi marquantes, certaines risquent d’être des “remplissages”. 

 

Introspection très marquée — pas pour tout le monde : 

  • L’album est très personnel, parfois mélancolique, voire sombre. Ce type de propos demande une écoute attentive, et peut moins “accrocher” un auditeur qui cherche des morceaux plus “fun” ou plus “rap de combat”. 
  • La dimension mémoire / oubli peut sembler abstraite, ou trop philosophique pour certains. Le fil narratif (carnet de pensées, réminiscences) n’est pas un gimmick : il faut s’y plonger. 

 

Collaborations ambivalentes : 

  • Bien que la diversité des invités soit une force, certains duos peuvent ne pas convaincre selon les sensibilités : par exemple, allier Kid Cudi et Voulzy dans le même projet est audacieux, mais peut diviser. 
  • Le mélange pop-rap peut rebuter certains puristes du rap francophone davantage attachés à un son “traditionnel”. 

 

Performance vocale / production variable 

  • L’équilibre entre chant et rap peut parfois pencher un peu “chant” : Disiz s’aventure dans des registres vocaux plus légers, ce qui peut surprendre ou déstabiliser. 
  • Certaines productions (synthés, guitares, électro) pourraient paraître trop “lisses” ou “produites” par rapport à l’authenticité brute que certains fans attendent. 

On s’en rappellera pas est un album riche, réfléchi et audacieux. Disiz y fait le pari d’une introspection profonde sans renoncer à l’expérimentation musicale. Si l’on apprécie l’émotion, la poésie, et les récits intérieurs, cet opus est probablement l’un des plus marquants de sa discographie récente. En revanche, si l’on attend un rap plus “classique” ou un album très homogène, certains passages peuvent déstabiliser. 

Dans l’ensemble, c’est une réussite artistique qui illustre bien l’évolution d’un Disiz libre et pluriel — et qui, paradoxalement, est très mémorable, malgré le titre : peut-être qu’on s’en rappellera bel et bien. 

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