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Madrane : le rappeur du Charo Gang que le public n’a jamais oublié
2 septembre 2026

Madrane : le rappeur du Charo Gang que le public n’a jamais oublié

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Né le 2 septembre 1993 à Missira, au Sénégal, le rappeur grandit à Évry, dans l’Essonne, et commence à écrire ses premiers textes dès 2006. Bien avant les millions de vues et l'explosion du phénomène Charo, Madrane fait ses armes avec ses proches et construit progressivement son identité musicale. 

Aujourd'hui encore, son nom reste indissociable de celui de Niska et de cette génération de rappeurs d'Évry qui a marqué le rap français au milieu des années 2010. 

Évry, les potes et les premières rimes 

Pour comprendre Madrane, il faut forcément parler d'Évry. 

C'est là qu'il grandit. 

C'est là qu'il découvre véritablement le rap. 

Et c'est là que se forme progressivement le cercle qui donnera naissance à l'univers du Charo

Madrane commence à écrire dès 2006. À l'époque, il est encore très jeune et ses textes sont directement inspirés de son vécu. 

Le rap est alors autant un moyen d'expression qu'une manière de raconter son quotidien. 

Pas de stratégie marketing. 

Pas de calcul. 

Juste des jeunes qui veulent rapper. 

Et parmi eux se trouve un certain Niska

« Freestyle PSG » : quand Évry commence à regarder vers le sommet 

Puis arrive une période qui va tout accélérer. 

Niska commence à publier ses morceaux sur Internet. 

Les clips circulent. 

Le public découvre progressivement « Guévaraché », « Allô Maître Simonard », « Carjack Chiraq », puis surtout le fameux « Freestyle PSG »

Et derrière Niska, on retrouve ses proches. 

Madrane est notamment associé à cette génération de rappeurs qui participe à l'émergence du mouvement Charo. 

La recette est simple mais terriblement efficace : des freestyles, des clips, une identité forte et surtout une impression de bande. 

À l'époque, Internet permet à une nouvelle génération de rappeurs de contourner les circuits traditionnels.

Plus besoin d'attendre une signature. 

Il suffit de sortir un morceau. 

Et si le public accroche, tout peut aller très vite. 

Niska explose… Madrane continue son chemin 

Niska finit par passer un cap. 

La sortie de « Charo Life » en 2015 marque un tournant. 

Puis arrive « Zifukoro » en 2016, son premier véritable album studio, avec notamment Madrane parmi les invités. Universal Music confirme sa présence sur le projet aux côtés de Booba, Kalash, Maître Gims, SCH, Sidiki Diabaté et Gradur. 

Le destin des deux amis commence cependant à diverger. 

Niska devient progressivement une superstar du rap français. 

Madrane poursuit son propre parcours, avec un développement plus discret. 

Mais son nom reste associé au Charo Gang. 

« Bandit Chef » : Madrane retrouve Niska 

L'un des moments importants de cette histoire intervient avec « Bandit Chef »

Le morceau permet à Madrane de retrouver Niska et de remettre son nom au centre de l'attention. 

La collaboration n'a rien d'anodin. 

Elle rappelle que malgré les trajectoires différentes, les liens construits à Évry restent importants. 

Et le public répond présent. 

Madrane enchaîne ensuite avec plusieurs titres et tente de développer son univers en solo. 

« VDB », « Deuxième maison » puis « Téma le truc » participent à cette nouvelle étape. Booska-P souligne alors son retour aux affaires et rappelle son rôle au sein de l'entourage du Charo. 

Une carrière freinée, mais jamais abandonnée 

Le parcours de Madrane n'a pourtant rien d'un long fleuve tranquille. 

Sa carrière connaît un important coup d'arrêt après des démêlés avec la justice et plusieurs années passées derrière les barreaux. 

Cette période le tient éloigné de la musique entre 2016 et 2020, selon les informations consacrées à son parcours. 

Dans le rap, quatre années peuvent représenter une éternité. 

Pendant son absence, le paysage change. 

La génération qui l'entourait évolue. 

Le streaming devient roi. 

Les réseaux sociaux transforment complètement la manière de faire carrière. 

De nouveaux artistes apparaissent. 

Mais Madrane revient. 

Et surtout, il ne semble pas avoir abandonné l'idée de poursuivre son histoire. 

2021 : le retour du Charo Gang 

En 2021, Madrane revient véritablement sur le devant de la scène. 

Puis arrive « Téma le truc »

Et cette fois, Madrane ne revient pas seul. 

Le morceau réunit quasiment toute la famille : 

Niska, Trafiquinté, Brigi et Madrane. 

Le clip devient une véritable réunion du Charo Gang. 

Un morceau qui ressemble presque à une photographie d'une époque. 

Une manière de dire : 

« On est toujours là. » 

Une identité entre rap brut et mélodie 

Musicalement, Madrane a également développé une identité qui lui est propre. 

Son univers oscille entre rap hardcore, street rap et morceaux plus mélodiques

C'est cette capacité à passer d'un rap très direct à des titres davantage chantés qui constitue une partie de sa singularité. 

Des morceaux comme « Gros Bonnets », « Ah non c'est terrible » ou « Force » témoignent de cette volonté de ne pas rester enfermé dans une seule formule. 

Et derrière les gimmicks et l'énergie du Charo, on retrouve surtout un rappeur qui raconte son vécu. 

Le rap français adore les histoires de réussite. 

On aime raconter comment un artiste est devenu numéro un, comment un morceau a explosé ou comment un album a décroché une certification. 

Mais l'histoire du rap est également faite de ceux qui étaient là avant la lumière. 

Madrane est l'un d'eux. 

Son parcours raconte une autre réalité du rap français : celle des artistes qui ont contribué à créer une scène, une identité et une famille musicale sans forcément connaître la même exposition médiatique que leur principal compagnon de route. 

Et lorsque l'on réécoute aujourd'hui les premiers morceaux du Charo Gang, on comprend mieux pourquoi son nom revient régulièrement. 

Parce qu'avant le phénomène Niska, il y avait Évry

Avant les millions de vues, il y avait les potes

Et avant le Charo devenu phénomène national, il y avait Madrane et toute une génération qui voulait simplement rapper

Joyeux anniversaire Madrane. 

Né un 2 septembre, le rappeur d'Évry reste l'un de ces visages de l'histoire du Charo que les vrais amateurs n'ont jamais complètement oubliés. 

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