Dans l’émission Culture & Transmission, Eklips se raconte sans filtre. Derrière la performance technique et les imitations bluffantes, se dessine le parcours d’un artiste profondément ancré dans l’histoire du hip-hop.
Dès les premières minutes, Eklips revient sur ses débuts avec le groupe Le Remède et ses premières scènes aux côtés de figures américaines comme DMX ou M.O.P, avant d’évoquer le tournant décisif de sa carrière : l’imitation. Une discipline qu’il transforme en véritable signature, au point d’incarner sur scène des icônes du rap français comme JoeyStarr, notamment lors de la tournée de Suprême NTM.
Mais loin d’être un simple performeur, Eklips apparaît ici comme un véritable archiviste du rap. À travers ses anecdotes et ses hommages — à DJ Mehdi ou Ideal J —, il retrace une mémoire vivante du mouvement. Son travail d’imitation devient alors un outil de transmission, une manière de faire dialoguer les générations et de rappeler les racines d’une culture souvent réduite à ses tendances actuelles.
Au cœur de l’entretien, son album Game Time sert de fil conducteur. L’artiste y dévoile les coulisses de sa création : collaborations prestigieuses avec DJ Premier ou Rahzel, inspirations multiples et volonté de mêler performance vocale et musicalité. Une démarche cohérente avec son identité artistique, lui qui utilise sa voix comme unique instrument, entre beatbox et incarnation.
Enfin, l’émission ouvre sur des réflexions plus contemporaines : l’évolution du rap, la place de l’imitation à l’ère de l’intelligence artificielle, ou encore la nécessité de préserver l’authenticité artistique. Dans un ton à la fois passionné et lucide, Eklips s’impose comme une figure hybride — à la frontière du rap, du spectacle et de la mémoire culturelle.
Plus qu’une simple interview, cette rencontre dessine le portrait d’un artiste-passeur, pour qui le hip-hop n’est pas seulement une musique, mais un héritage à faire vivre.