Publicité
« On voulait rester libres » : 16AR de L'Skadrille revient sans filtre sur l'industrie du rap, Première Classe, Ziko, Sniper et l'indépendance
1 juillet 2026

« On voulait rester libres » : 16AR de L'Skadrille revient sans filtre sur l'industrie du rap, Première Classe, Ziko, Sniper et l'indépendance

Publicité

À une époque où le rap français est dominé par les stratégies marketing et les chiffres du streaming, certains artistes continuent de défendre une vision plus artisanale de leur carrière. C'est le cas de 16AR, membre emblématique de L'Skadrille, qui revient dans le podcast "CSA Raposphere" sur les moments clés de son parcours : les débuts avec Ziko, l'aventure Première Classe, les collaborations avec Sniper et le choix assumé de l'indépendance. 

Loin des polémiques faciles, le rappeur livre un regard lucide sur plus de vingt-cinq ans d'industrie musicale, entre opportunités, désillusions et fidélité à ses convictions. 

Les débuts : quand Ziko repérait les talents au freestyle 

Impossible de raconter l'histoire de L'Skadrille sans évoquer Ziko, personnage incontournable des débuts du groupe. Repérés grâce à leur technique et leur énergie, 13OR et 16AR intègrent rapidement l'entourage de celui qui a contribué à révéler plusieurs figures du rap français. Leur rencontre marque le véritable point de départ d'une carrière qui les conduira rapidement sous les projecteurs. 

Première Classe : une opportunité qui ne s'est pas déroulée comme prévu 

L'interview revient également sur le passage de L'Skadrille au sein de Première Classe, label fondé autour de Pit Baccardi et des Neg'Marrons. À l'époque, le duo bénéficie déjà d'une solide réputation dans l'underground et espère franchir un cap. 

Mais comme beaucoup d'artistes de cette génération, l'expérience ne répondra pas totalement à leurs attentes. Les deux rappeurs finiront par reprendre leur liberté afin de développer leur propre vision artistique. Une décision qui donnera naissance à leurs projets indépendants et leur permettra de construire leur carrière selon leurs propres règles. 

Sniper et une génération qui a marqué le rap français 

Au fil de la discussion, 16AR revient également sur les nombreuses collaborations qui ont marqué cette époque dorée du rap hexagonal. Parmi elles, les liens avec Sniper, autre groupe majeur des années 2000, rappellent une période où les compilations et les collaborations étaient au cœur du développement des artistes. 

Ces rencontres ont contribué à façonner une scène particulièrement riche, où la compétition artistique allait souvent de pair avec le respect entre rappeurs. 

L'indépendance avant que ce soit une mode 

S'il y a un thème qui traverse toute cette interview, c'est celui de l'indépendance. 

Bien avant que l'autoproduction ne devienne la norme, L'Skadrille avait déjà choisi de reprendre le contrôle de son destin en développant sa propre structure. Ce choix, parfois plus difficile économiquement, leur a permis de préserver leur identité musicale et de rester fidèles à leur vision du rap. 

Une parole précieuse dans un rap qui a beaucoup changé 

À travers ses souvenirs et ses analyses, 16AR dresse le portrait d'une génération qui a vécu la transition entre les mixtapes, les compilations cultes, les maisons de disques et l'ère du numérique. 

Son témoignage rappelle que derrière les succès commerciaux se cachent souvent des années de travail, de remises en question et de décisions parfois difficiles. Une prise de parole qui permet de mieux comprendre les coulisses du rap français et le parcours d'un groupe devenu une référence pour toute une génération. 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article