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Figure discrète mais respectée du rap français, Sir Doums fait partie de ces artistes qui ont contribué à façonner la scène hip-hop hexagonale dans l’ombre des grandes têtes d’affiche. Dans cette interview, le rappeur revient sur son parcours, ses débuts dans le collectif Beat de Boul, et son passage au sein du crew 92i

Une conversation qui éclaire un pan souvent méconnu de l’histoire du rap français. 

Un acteur clé du rap des Hauts-de-Seine 

Au fil de l’entretien, Sir Doums revient sur ses débuts dans les années 1990. À l’époque, la scène rap de l’ouest parisien bouillonne. Des collectifs se structurent et les freestyles s’enchaînent dans les quartiers et les studios improvisés. 

Le collectif Beat de Boul rassemble alors plusieurs artistes majeurs de la génération montante, dont les Les Sages Poètes de la Rue, mais aussi de futurs poids lourds du rap français. Sir Doums y forge sa plume et son style, participant à une dynamique qui marquera durablement le rap hexagonal. 

Aux côtés de Booba et Ali 

L’interview revient également sur sa collaboration avec le duo Lunatic, composé de Booba et Ali. Sir Doums participe à l’aventure de leur entourage artistique et apparaîtra plus tard sur plusieurs projets liés au mouvement 92i

Au début des années 2000, il pose notamment sur des morceaux associés aux projets de Booba et du collectif, consolidant sa place dans ce cercle influent du rap français. 

Un rappeur respecté mais discret 

Si certains de ses contemporains deviennent des stars, Sir Doums choisit une trajectoire plus indépendante. Dans l’interview, il évoque cette position particulière : celle d’un rappeur reconnu par les connaisseurs mais resté à distance de l’industrie musicale dominante. 

Son parcours se poursuit avec des collaborations et des projets personnels, dont son album « L’Alien », sorti dans les années 2000 sur son propre label. Cette indépendance lui permet de garder une liberté artistique rare dans le paysage du rap. 

Mémoire vivante du rap des années 90 

Au-delà de l’actualité de l’artiste, l’entretien agit surtout comme une capsule temporelle. Sir Doums y raconte l’époque des studios artisanaux, des collectifs de quartier et des débuts d’une scène rap encore loin de l’industrialisation actuelle. 

Son témoignage rappelle que derrière les grandes figures médiatiques, toute une génération d’artistes a contribué à construire la culture hip-hop française. Des pionniers parfois moins exposés, mais essentiels pour comprendre l’histoire du rap hexagonal. 

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