vitry

Publié le 5 Juin 2018

De son vrai nom Samir Salah, OGB (Original Gros Bonhomme ou Original Gras du Bide) est né le 7 avril 1977 dans le 13ème arrondissement de Paris. Il grandi dans la cité Robespierre de Vitry-sur-Seine (Val de Marne) se voyait bien faire une révolution musicale, tels les N.W.A qu’il écoute en boucle. D’ailleurs, à l’époque, tout son quartier peut profiter de son amour immodéré pour le hip-hop qu’il diffuse à plein volume, toutes fenêtres ouvertes. Le mélomane collectionne les vinyles et mixe à volonté pour le plus grand bonheur de ses amis Rohff, Rim’K, AP’ et autres Mokobé qui balbutient alors leurs premières rimes dans sa chambre d’adolescent. Néanmoins, leur ami DJ tourne en rond derrière ses platines. OGB remise ses 33 tours et puis s’en va cracher des rimes sur le papier. Armé d’un stylo, il évoque sans rancune les maux d’une société qui l’enferme dehors, décidé quoi qu’il en soit à y faire entrer le soleil. Son soleil. Celui de ses origines algériennes et de cet héritage africain qui donnera sa couleur au collectif de la Mafia K’1 Fry dont il fait partie depuis sa création en 1995 aux côtés de Kery James, Manu Key, le 113, Rohff, Karlito, Intouchable…. Cette association de bienfaiteurs aucunement menaçante pour la société donne naissance à de grands succès commerciaux sur lesquels on retrouve systématiquement OGB, de près ou de loin. Surtout sur scène où il s’illustre aux côtés de ses acolytes, pour s’imposer presque malgré lui comme l’un des meilleurs backeurs du rap français ; backeur ou C.S pour contrôleur scénique, comme il préfère se définir : « c’est très difficile pour un rappeur d’assurer un concert seul sur scène, au niveau du souffle et du rythme très soutenu. A force de rejoindre mes potes pour les appuyer vocalement sur les refrains, les débuts et fins de morceaux, j’en ai fait une spécialité qui m’a valu une certaine reconnaissance, c’est vrai ». Plus qu’une doublure vocale pour une musique en Haut Débit, OGB se révèle être toujours de bon conseil. Tel le consigliere du « Parrain » (un de ses films préférés), on le sollicite en studio pour trouver des idées, pousser la réflexion un peu plus loin. On le surnomme même « la conscience de la Mafia K’1 Fry ». Poète marié au bitume, OGB s’autorise aussi des clins d’œil à sa culture algérienne, comme en témoigne sa participation au titre de Rim’K du 113 « Tonton du Bled », sur lequel il pose les voix en arabe dont les fameux « léléla » ou « ouaouaoua ». Un grand succès commercial : qui s’en plaindrait ?! Comme le chantait un certain Daniel Balavoine, « il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête ». OGB n’hésiterait pas un instant à renouveler l’exploit si c’était à refaire... « Si c’était à refaire », titre de l’album de son comparse Kery James, vendu à 100 000 exemplaires et qui leur vaudra un passage mémorable sur les planches de l’Olympia en mars 2002. Après avoir partagé plus de dix ans de tournées, les deux MC ont développé une complicité scénique frappante qui atteindra son point d’orgue au Stade de France, avec la clôture du plus grand rassemblement Rap/R&B jamais organisé dans l’hexagone, le concert Urban Peace pour 60 000 personnes.

Quand, quelques années plus tard, Rim’K du 113 fait appel à OGB pour sa première tournée solo avec « Maghreb United », la magie opère à nouveau. Leur périple les mènera de Carthage à Bruxelles, en passant par Oujda, Sidi bel Abbés, Borj… pour finir enfin au « Zénith » de Paris, avec un concert de 2h30 face à 6000 personnes, accompagnés d’une quinzaine d’invités parmi les plus grandes voix du raï et du hip-hop. Un triomphe !

Si OGB participe à tous les opus de la Mafia K’1 Fry, qui deviendra en quatre projets une véritable machine de guerre, il s’ingénie également à promouvoir de jeunes inconnus : « je fais pour eux ce qu’on n’a pas fait pour moi ». Ainsi en 1999, il réunit artistes confirmés et débutants sur une compilation appelée « Vitry Club » en référence à son film de chevet de l’époque, « Fight Club » que le cinéphage a vu neuf fois. La rondelle se vendra à 12 000 exemplaires, joli succès d’estime dont s’enorgueillit volontiers OGB.

Touche à tout, le rappeur devient réalisateur en 2000 pour le premier album d’Intouchable (Dry, Demon et L.a.s…R.I.P), « Les points sur les i ». Pendant leurs séances en studio, il enregistre son premier maxi, « Rap offensif » qui met enfin en relief son écriture double-face : virulante et street sur le titre éponyme du vinyle, posée et réfléchie sur « J’écris ». Produit et sorti en indépendant grâce au soutien de Popa Project (fondateur de la marque Mafia K’1 Fry et African Armure), le maxi atterrira pourtant dans quelques FNAC.

Après avoir fait le tour des compilations et autres mixtapes, en novembre 2005, OGB regroupe une décennie d’activité sur un street CD, « OGBest of Collector » pour proposer enfin un an plus tard, son premier album solo « Enfermé dehors ». En juin 2007, l’opus rebaptisé « Combien savent » sera réédité avec en bonus 8 inédits, dont le désormais classique « Sans rancune ». Ce titre très touchant à l’écriture subtile est dédié à sa mère, partie avec son cœur le 4 février 1999. Le public s’empare avec gourmandise de ses rimes intelligentes et intelligibles, saluant sa « bonne gamberge » et sa maturité de ton. Bien que sorti en indépendant, sans aucune promotion nationale, sans rotation sur Skyrock et sans clip, l’album dépassera les 20 000 exemplaires.

Acteur discret d’une série à succès, OGB passe à l’écriture de nouveaux épisodes. Entouré de L’Equipe, composée de ses « petits frangins » Salim et Diaf, il forme le combo Zitezitoune (huile d’olive en arrive) pour renouer avec le son des années 90, pour lui les meilleures années du rap. Cette collaboration, déjà remarquée sur l’album « Enfermé dehors » avec quatre prods et deux titres (« Poésie de la guerre » et « Murement réfléchi »), rebondira sur plusieurs projets : sous le nom « OGB L’Equipe », on retrouve les trois bonhommes sur « Opinion sur rue 3 », Réflexion R.I.P », « A visage découvert » ou encore « Niroshima 3 ». En octobre 2008, convaincu d’avoir enfin trouvé ses « petits-grands » (seuls quatre ans les séparent), OGB se lance avec eux sur un album commun logiquement baptisé « Esprit d’équipe », avec 17 titres dont 10 produits par Zitezitoune.

Plus de deux ans de silence se sont écoulés alors que s’annonce la sortie de son second album, « La mémoire ». Pour le premier extrait, OGB balancé sur le Net un clip innovant de ce titre, totalement tourné sur fond vert en 3D. On y découvre un nouvel OGB, évolutif et percutant, plus déterminé que jamais à faire passer le message. Cerise sur le gâteau : « Leader », un titre qui réunit deux grandes figures emblématiques du rap, Mafia K’1 Fry et IAM pour un moment hip hop historique. Le clip, réalisé par un des meilleurs réalisateurs français de la discipline Chris Macari, a été écrit par OGB et suscite déjà un raz de marée sur Internet. Après seulement deux extraits, OGB nous promet encore des surprises de taille. Ne perdez pas « La mémoire », l’album est dans les bacs!

 

OGB - Imagine toi

OGB - La mémoire

OGB feat IAM et Mafia K1fry - Leader

OGB - Sans rancune

OGB - Chant des hyenes

OGB - Sans rancune 2

OGB feat Myma Mendhy - Génération 90

OGB feat Mohamed Lamine - Lala fatéma

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Publié le 12 Avril 2018

De son vrai nom Jean-Michel Émilien, EJM (initiale de son nom et prénom) est né à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne (94). Il a grandi dans le quartier de la Commune-de-Paris et entre dans le mouvement des années hip-hop dans les années 1980 avec le break et le graffiti.

EJM (élément dangereux) - La rue et le biz - le rap c'était mieux avant

Habitué des sessions radiophoniques sur Radio Nova dans l'émission Deenastyle (de Dee Nasty et Lionel D), EJM commence sa carrière musical en 1989, avec un titre évocateur, Nous vivons tous, qui est pour le public un classique du rap français. Il signe sur la major BMG en 1990, avec laquelle il publie le single Je veux du cash en 1990, le mini-LP État de choc en 1991 et l'album La Rue et le Biz en 1993. Il aura entre autre posé en 1990 "Élément dangereux" sur la compilation Rappatitude (compilation où apparaît également Assassin, Suprême NTM, Saï saï, tonton David,...).

En 1995, après sa rupture de contrat avec BMG, il se lance en indépendant et monte son label G'PROD. Il sort deux albums sur son label GPROD, La G'Squat et Controverse.

EJM - Controverse - le rap c'était mieux avant
G'Squat volume 1 - le rap c'était mieux avant

Il fait par la suite des albums avec quelques expérimentations musicales, Mightybop et Freestyle Linguistique en 1995 Yellow Prod et No One Is Innocent.

 

Le 17 octobre 2011, un documentaire sort intitulé EJM Qui est-il ? est mis en ligne. En avril 2012, un documentaire intitulé Himalaya, hymne à la rue concernant les rappeurs de Vitry-sur-Seine, dont EMJ, est diffusé gratuitement au Trois-Cinés Robespierre (Vitry-sur-Seine).

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Publié le 31 Mars 2018

 

Le 113 est un groupe de hip-hop français, originaire de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Formé en 1994, il se compose de Rim'K, AP et Mokobé. Le groupe fait partie du collectif Mafia K'1 Fry et se forme en 1994 à Vitry-sur-Seine, (Val-de-Marne), par trois amis d'enfance. Le nom du groupe est une référence au numéro du bâtiment où ils passent leur jeunesse, à la cité Camille Groult.

113 - Ni barreaux ni barrières ni frontières

En 1998, le groupe publie Ni barreaux, ni barrières, ni frontières, leur premier EP contenant notamment le titre Truc de fou, en featuring avec Doudou Masta, grâce auquel ils se popularisent ; très vite l'expression « Ouais gros » est employée de part et d'autre de la France, du fait de l'exposition médiatique de leur single star diffusé sur Skyrock en boucle qui rencontre un franc succès dans les quartiers sensibles.

 

En 1999, The Cambridge Circus sort le titre Camille Groult Star avec en duo 113 sur l'EP de DJ Mehdi Espion vol. 1. Ce titre se retrouvera plus tard sur leur premier album en version remaniée, scratch ajouté, version plus courte instrumentalement, sous le titre de Ouais gros.

113 - Les princes de la ville

Le 113 publie son premier album intitulé Les Princes de la ville, le 22 octobre 1999, contenant le titre phare éponyme. Suivent d'autres titres à succès comme Jackpotes 2000 ou encore Tonton du bled. L'album est un succès commercial, passant en télévision et en radio. Il atteint la 5e place des classements musicaux français et compte entre 200 000 et 500 000 exemplaires vendus. Le groupe est récompensé en mars 2000 aux Victoires de la musique dans la catégorie « Album rap, reggae ou groove de l'année ». C'est un véritable succès d'estime, les thèmes sont variés, les instrumentations en avance sur le rap de l'époque, les rimes et le flow tout aussi travaillés que le reste de l'album. Lors de la cérémonie, le groupe fait son entrée sur scène en Peugeot 504 Break, voiture très prisée des maghrébins de France à l'époque et à laquelle ils font référence dans Tonton du Bled.

Entre 2000 et 2001, le 113 participe à la compilation rap Double face Vol.3 avec leur titre Le chant du vice en featuring avec Rohff, ami du groupe.

113 - Fout la merde
113 - Dans l'urgence

 

En 2002 sort leur deuxième album intitulé 113 fout la merde ; le clip 113 fout la merde avec Thomas Bangalter du groupe Daft Punk n'aura qu'un succès éphémère. Après cette piètre expérience, il ressort, remanié l'année d'après sous un nom, 113 dans l'urgence. Les interludes de DJ Mehdi disparaissent au profit de six inédits et d'un remix produit par Le Gang du Lyonnais. Ces derniers produisent également le single Au summum qui sera l'un des tubes de l'été 2003.

Entre les deux albums, le 113 ne reste pas inactif, les trois membres du groupe rejoignent leur collectif Mafia K'1 Fry pour enregistrer un projet La Cerise sur le ghetto en 2003, qui suit d'un DVD en 2004. L'opus reste cependant très peu travaillé, et est réellement en dessous de ce que pouvait faire le collectif.En parallèle sort l'album solo du membre Rim'K, L'Enfant du pays qui contient des mini-tubes tels que Par tradition avec Karl the Voice, Boozillé et un autre morceau avec des sonorités maghrébines, Rachid System avec Cheba Zahouania, chanteuse de raï. AP lui rejoint Manu Key, son acolyte de la Mafia K'1 Fry, et d'autres artistes antillais pour enregistrer la compilation Zone Caraïbes un projet mi-zouk, mi-rap. Ils collaboreront sur de nombreux albums et participeront avec le Magic System au tube de l'été 2004, Un Gaou à Oran.

113 - 113 degré

Après différentes expériences parallèles, le groupe publie son album 113 degrés. Les rappeurs Booba, Le Rat Luciano, ou encore le groupe américain Mobb Deep sur le titre L'école du crime, participent à l'album ; ce morceau fait également partie de la compilation The Basement réunissant des artistes de rap français et américain. Mais la Mafia K'1 Fry est également de la partie avec une apparition de Demon One et une direction artistique assurée par Manu Key . DJ Mehdi, collaborateur de longue date du trio, participe également à deux titres. Très bien accueilli, l'album est certifié disque d'or au début de l'année 2006. Il contient des morceaux plus soft, plus tubes comme Marginal. D'autres plus rap hardcore comme On sait l'faire, Trop puissant…, des morceaux plus groove, plus RnB tels que Tapis rouge avec Lil'Loo, ou encore du folklore africain comme Partir loin avec Reda Taliani.

En novembre 2006, le groupe publie avec son label Frenesik une compilation de rap multi-artistes intitulée Illégal Radio. Mokobé publie le son premier album solo intitulé Mon Afrique à tendance africaine, comportant malgré tout quelques titres de style Rap. Rim'K publie pour sa part son deuxième album solo le sous le nom de Famille nombreuse contenant des titres rap et orientaux. AP publie son premier album, Discret, en avril 2009. Rim'K, lui, publie la compilation Maghreb United en juin 2009, un projet sur lequel posent de nombreux artistes comme Nessbeal, Médine, Diam's, Tunisiano (Sniper), Soprano, Kery James.

113 - Universel

Le 113 revient en fin 2010 avec la sortie d'un quatrième album intitulé Universel, qui atteint la 33e place des classements musicaux. Il contient des chansons comme Un prise et We Be Hot aux côtés de Flavor Flav.

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