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Publié le 7 Février 2021

Ni barreaux, ni barrières, ni frontières (EP) - cover front - 113

Premier projet (EP) du groupe 113 sorti en 1998.

1. Prologue EN ECOUTE
2. Jack-potes EN ECOUTE
3. Truc de fou featuring Doudou Masta EN ECOUTE
4. Tome II EN ECOUTE
5. Parti en fumée (l'esprit ruff) EN ECOUTE
6. Les évadés featuring Mokem, OGB et Rohff EN ECOUTE
7. Tome III EN ECOUTE
8. Le quartier est agité (Remix - Mysta D) EN ECOUTE
9. Association featuring Kery James (Ideal J) EN ECOUTE
10. C'est ici que la vie commence featuring Different Teep EN ECOUTE
11. Têtes brûlées EN ECOUTE
Ni barreaux, ni barrières, ni frontières (EP) - cover back - 113

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Publié le 5 Juin 2018

De son vrai nom Samir Salah, OGB (Original Gros Bonhomme ou Original Gras du Bide) est né le 7 avril 1977 dans le 13ème arrondissement de Paris. Il grandi dans la cité Robespierre de Vitry-sur-Seine (Val de Marne) se voyait bien faire une révolution musicale, tels les N.W.A qu’il écoute en boucle. D’ailleurs, à l’époque, tout son quartier peut profiter de son amour immodéré pour le hip-hop qu’il diffuse à plein volume, toutes fenêtres ouvertes. Le mélomane collectionne les vinyles et mixe à volonté pour le plus grand bonheur de ses amis Rohff, Rim’K, AP’ et autres Mokobé qui balbutient alors leurs premières rimes dans sa chambre d’adolescent. Néanmoins, leur ami DJ tourne en rond derrière ses platines. OGB remise ses 33 tours et puis s’en va cracher des rimes sur le papier. Armé d’un stylo, il évoque sans rancune les maux d’une société qui l’enferme dehors, décidé quoi qu’il en soit à y faire entrer le soleil. Son soleil. Celui de ses origines algériennes et de cet héritage africain qui donnera sa couleur au collectif de la Mafia K’1 Fry dont il fait partie depuis sa création en 1995 aux côtés de Kery James, Manu Key, le 113, Rohff, Karlito, Intouchable…. Cette association de bienfaiteurs aucunement menaçante pour la société donne naissance à de grands succès commerciaux sur lesquels on retrouve systématiquement OGB, de près ou de loin. Surtout sur scène où il s’illustre aux côtés de ses acolytes, pour s’imposer presque malgré lui comme l’un des meilleurs backeurs du rap français ; backeur ou C.S pour contrôleur scénique, comme il préfère se définir : « c’est très difficile pour un rappeur d’assurer un concert seul sur scène, au niveau du souffle et du rythme très soutenu. A force de rejoindre mes potes pour les appuyer vocalement sur les refrains, les débuts et fins de morceaux, j’en ai fait une spécialité qui m’a valu une certaine reconnaissance, c’est vrai ». Plus qu’une doublure vocale pour une musique en Haut Débit, OGB se révèle être toujours de bon conseil. Tel le consigliere du « Parrain » (un de ses films préférés), on le sollicite en studio pour trouver des idées, pousser la réflexion un peu plus loin. On le surnomme même « la conscience de la Mafia K’1 Fry ». Poète marié au bitume, OGB s’autorise aussi des clins d’œil à sa culture algérienne, comme en témoigne sa participation au titre de Rim’K du 113 « Tonton du Bled », sur lequel il pose les voix en arabe dont les fameux « léléla » ou « ouaouaoua ». Un grand succès commercial : qui s’en plaindrait ?! Comme le chantait un certain Daniel Balavoine, « il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête ». OGB n’hésiterait pas un instant à renouveler l’exploit si c’était à refaire... « Si c’était à refaire », titre de l’album de son comparse Kery James, vendu à 100 000 exemplaires et qui leur vaudra un passage mémorable sur les planches de l’Olympia en mars 2002. Après avoir partagé plus de dix ans de tournées, les deux MC ont développé une complicité scénique frappante qui atteindra son point d’orgue au Stade de France, avec la clôture du plus grand rassemblement Rap/R&B jamais organisé dans l’hexagone, le concert Urban Peace pour 60 000 personnes.

Quand, quelques années plus tard, Rim’K du 113 fait appel à OGB pour sa première tournée solo avec « Maghreb United », la magie opère à nouveau. Leur périple les mènera de Carthage à Bruxelles, en passant par Oujda, Sidi bel Abbés, Borj… pour finir enfin au « Zénith » de Paris, avec un concert de 2h30 face à 6000 personnes, accompagnés d’une quinzaine d’invités parmi les plus grandes voix du raï et du hip-hop. Un triomphe !

Si OGB participe à tous les opus de la Mafia K’1 Fry, qui deviendra en quatre projets une véritable machine de guerre, il s’ingénie également à promouvoir de jeunes inconnus : « je fais pour eux ce qu’on n’a pas fait pour moi ». Ainsi en 1999, il réunit artistes confirmés et débutants sur une compilation appelée « Vitry Club » en référence à son film de chevet de l’époque, « Fight Club » que le cinéphage a vu neuf fois. La rondelle se vendra à 12 000 exemplaires, joli succès d’estime dont s’enorgueillit volontiers OGB.

Touche à tout, le rappeur devient réalisateur en 2000 pour le premier album d’Intouchable (Dry, Demon et L.a.s…R.I.P), « Les points sur les i ». Pendant leurs séances en studio, il enregistre son premier maxi, « Rap offensif » qui met enfin en relief son écriture double-face : virulante et street sur le titre éponyme du vinyle, posée et réfléchie sur « J’écris ». Produit et sorti en indépendant grâce au soutien de Popa Project (fondateur de la marque Mafia K’1 Fry et African Armure), le maxi atterrira pourtant dans quelques FNAC.

Après avoir fait le tour des compilations et autres mixtapes, en novembre 2005, OGB regroupe une décennie d’activité sur un street CD, « OGBest of Collector » pour proposer enfin un an plus tard, son premier album solo « Enfermé dehors ». En juin 2007, l’opus rebaptisé « Combien savent » sera réédité avec en bonus 8 inédits, dont le désormais classique « Sans rancune ». Ce titre très touchant à l’écriture subtile est dédié à sa mère, partie avec son cœur le 4 février 1999. Le public s’empare avec gourmandise de ses rimes intelligentes et intelligibles, saluant sa « bonne gamberge » et sa maturité de ton. Bien que sorti en indépendant, sans aucune promotion nationale, sans rotation sur Skyrock et sans clip, l’album dépassera les 20 000 exemplaires.

Acteur discret d’une série à succès, OGB passe à l’écriture de nouveaux épisodes. Entouré de L’Equipe, composée de ses « petits frangins » Salim et Diaf, il forme le combo Zitezitoune (huile d’olive en arrive) pour renouer avec le son des années 90, pour lui les meilleures années du rap. Cette collaboration, déjà remarquée sur l’album « Enfermé dehors » avec quatre prods et deux titres (« Poésie de la guerre » et « Murement réfléchi »), rebondira sur plusieurs projets : sous le nom « OGB L’Equipe », on retrouve les trois bonhommes sur « Opinion sur rue 3 », Réflexion R.I.P », « A visage découvert » ou encore « Niroshima 3 ». En octobre 2008, convaincu d’avoir enfin trouvé ses « petits-grands » (seuls quatre ans les séparent), OGB se lance avec eux sur un album commun logiquement baptisé « Esprit d’équipe », avec 17 titres dont 10 produits par Zitezitoune.

Plus de deux ans de silence se sont écoulés alors que s’annonce la sortie de son second album, « La mémoire ». Pour le premier extrait, OGB balancé sur le Net un clip innovant de ce titre, totalement tourné sur fond vert en 3D. On y découvre un nouvel OGB, évolutif et percutant, plus déterminé que jamais à faire passer le message. Cerise sur le gâteau : « Leader », un titre qui réunit deux grandes figures emblématiques du rap, Mafia K’1 Fry et IAM pour un moment hip hop historique. Le clip, réalisé par un des meilleurs réalisateurs français de la discipline Chris Macari, a été écrit par OGB et suscite déjà un raz de marée sur Internet. Après seulement deux extraits, OGB nous promet encore des surprises de taille. Ne perdez pas « La mémoire », l’album est dans les bacs!

 

OGB - Imagine toi

OGB - La mémoire

OGB feat IAM et Mafia K1fry - Leader

OGB - Sans rancune

OGB - Chant des hyenes

OGB - Sans rancune 2

OGB feat Myma Mendhy - Génération 90

OGB feat Mohamed Lamine - Lala fatéma

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Publié le 25 Mars 2018

 

La Mafia K'1 Fry (prononcer Mafia Cainfri, verlan d'africain(e)) est un collectif de hip-hop français, originaire du Val-de-Marne (94). Il est fondé en 1995 avec principalement des rappeurs les plus notables du rap français contemporains notamment Rohff et les membres de 113. C'est Douma le Parrain, qui est l'un des piliers fondateurs du groupe, Choisy-le-Roi qui trouve le nom de « Mafia K'1 Fry » lors d'un freestyle improvisé à Orly à la Demi-Lune : « Tu peux pas test avec Mafia K’1 Fry ».

Beaucoup ignorent que ce collectif était très hip-hop. Beaucoup de breakeurs composent ce clan (Mokobé, Selim du 9.4, Teddy Corona), de graffeurs (AP, Douma), de backeurs sur scène (Las Montana, Mamad, Rocco, OGB), de beatboxeurs (Mista Flo) et DJ (DJ Mehdi, DJ Mosko). Breakeur à l'origine, Teddy Corona est un ancien membre d'Ideal J, un groupe de rap créé au début des années 1990 avec son ami Kery James, Rocco, et DJ Mehdi ; il a produit Original MC's en 1996, et Le Combat Continue en 1998. Il est l'initiateur du projet Street Lourd Hall Stars (Small Records), une compilation rap sortie en novembre 2004, avec DJ Mosko, Mista Flo, et Rocco, dont le volume II est sorti le 19 juillet 2010.

Cut Killer présente Les liens sacrés - Mafiafricaine
Mafia K'1 fry - Légendaire

En dehors des projets solos des membres, le collectif réalise une mixtapte Les Liens sacrés et le mini album Légendaire avant de subir le départ de Kery James en 2003 (avant de revenir en 2007), ou la mort de plusieurs membres ou proches du collectif comme Las Montana à la fin des années 1990. Beaucoup, par la suite, quittent le collectif, ou du moins s'en éloignent, comme Titi l'Ancien, M.S. (disparu depuis), et Yezi L'Escroc qui se lance en solo, avec Les Choses de la vie. Mokem arrête du jour au lendemain ses prestations avec Intouchable et Lil Jahson, quant à lui, arrête de rapper après l'album Regarde-moi bien toi de Manu Key.

Mafia K'1 fry - La cerise sur le ghetto

Mais la Mafia K'1 Fry continue d'aller de l'avant et arrive le succès commercial du 113 et de Rohff qui permet par la suite aux autres membres de se faire connaître du grand public et de sortir leurs albums solos. Intouchable sort Les Points sur les I en 2000 avec pour MC à ce moment Dry, Demon One et Mamoudou Doucouré. La majeure partie des membres du collectif se rassemble pour réaliser le premier album du groupe, La Cerise sur le ghetto, publié en juillet 2003. Celui-ci marque notamment les esprits avec les clips des morceaux Pour ceux et Balance, est publié. Un documentaire retraçant l'histoire du collectif, baptisé Si tu roules avec la Mafia K'1 Fry. Il obtient un très grand succès, commercial et critique, DVD de platine.

Cependant, quelques mois avant la sortie de l'album, la mort tragique de Mamoudou Doucouré est annoncée. Il assurait les backs d'Intouchable et rappait un peu. Par la suite, Popa Project et Rohff quittent le collectif, invoquant des désaccords humains, dont on ne connait pas trop les causes (Si tu roules avec la Mafia K'1 Fry, DVD de La Cerise sur le ghetto). Rohff reste cependant très proche de beaucoup de membres de la Mafia K'1 Fry. Kery James parle notamment lors d'une interview dans le magazine R.A.P d'une possibilité de featuring de la Mafia K'1 Fry avec lui pour la réédition de l'album et lors de l'Année du Hip-Hop 2007 sur Europe 2 TV, la Mafia K'1 Fry rappent le son "Guerre" et Rohff monte sur scène et prend Kery James dans ses bras, geste symbolique. Finalement, durant sa semaine Planète Rap sur Skyrock pour présenter Au-delà de mes limites Classics, Rohff annoncera officiellement son retour dans la Mafia K'1 Fry, il sera effectivement présent sur la réédition de l'album de la Mafia K'1 Fry, et il a également affirmé que Kery James réalisera son Le Code de l'horreur, son prochain album prévu pour la fin de l'année 2007 mais finalement repoussé et que lui-même réalisera le prochain album de Kery.

Mafia k'1Fry - Jusqu'à la mort
Mafia K'1 Fry - Jusqu'à la mort

Trois ans après La Cerise sur le ghetto, la Mafia K'1 Fry revient sur le devant de la scène rap français avec un deuxième album initialement annoncé pour le . Il est ensuite annoncé le 2 janvier 2007, puis reporté au 12 février 2007 sur Up Music. Le nouvel album, intitulé Jusqu'à la mort, est finalement publié le 29 janvier 2007 avec deux mois de retard dus à des désaccords musicaux avec les maisons de disques. Cet album est la première bombe de l'année niveau rap, le CD contient des titres comme Thug Life, Mama ou Au bon vieux temps, des titres Hardcore comme Guerre, Tu vois, Microbes, Val 2 meurtre ou Survivor, des titres délires Mafia K'1 Fry comme Tout est possible ou K'1 Fry club. Pendant la tournée du groupe au début de 2007, une réédition, accompagnée d'un DVD, est annoncée pour le 18 juin 2007.

En 2011, La Mafia K'1 Fry fait un featuring avec IAM (elle est représentée par Kery James, Dry et OGB). Dans une interview publiée le 21 mai 2013 sur le site Booska-P, Kery James annonce que le Mafia K'1 Fry est actuellement en studio pour un nouvel album du collectif qui pourrait sortir sur le label Wati-B. Néanmoins, Kery James, qui ne pense pas que l'album ne se fera à cause des nombreuses divergences au sein du collectif, annule sa sortie.

En 2016, Rohff laisse planer le doute, sur son compte Twitter, sur une éventuelle réunification du groupe.

 

Le collectif est également lié à une marque de vêtements appelée Mafia K'1 Fry Clothing (Africaine armure).

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