Publié le 8 Juin 2020

Depuis son arrivée en France lorsqu'il était enfant, les traumatismes de l'exil, de l'abandon et de la pauvreté forgent l'identité d'Alix Mathurin.

Adolescent, le rap et la rue l'éloignent de l'école. Doué d'une forte présence et d'une plume sensible, Kery James incarne vite la voix d'une génération de jeunes de cité qui savent que la vie et eux-même se gâchent conjointement. Parallèlement, il joue avec le feu au sein d'une bande de dealers et de braqueurs. Le meurtre d'un de ses amis lui fera tout arrêter, le rap et la voie de la délinquance.

Converti à l'islam, il reprend le rap comme un missionnaire, parce qu'il sait que sa voix est influente.

Depuis, Alix l'homme, Kery le rappeur, James le voyou et Ali le converti cohabitent, chacun tiraillant les autres. Au-delà d'une carrière musicale, c'est une histoire humaine universelle, pleine de contradictions, sur fond d'exil, de banlieue et de rédemption, qui se joue dans ce film.

Les quatre visages de Kery James

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Publié le 8 Juin 2020

Si tu roules avec la Mafia k'1 Fry : document écrit par Mokobé (113), Teddy Corona (Ideal J) et Philippe Roizès. Réalisé par ce dernier retrace la création du collectif et la réalisation de l'album "La Cerise Sur Le Ghetto". Au-delà de l'aspect commercial d'une telle démarche, ce DVD offre une présentation des membres de la Mafia K'1 Fry.

Si tu roules avec la Mafia k'1 Fry

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Publié le 7 Juin 2020

En 2005, à l'occasion des dix ans du « Cut Killer Show » diffusé sur Nova et Skyrock, Cut Killer publie ce documentaire, portant le même nom que son émission radiophonique, composé d'une heure et demi de programme dédié au hip-hop. « Cut Killer Show » revient sur l'histoire du hip-hop français à travers la radio, le DJing, ou encore les artistes, retraçant les dix ans de son émission « Cut Killer Show ».
Avec les interventions de Booba, Joey Starr, Iam, Oxmo Puccino, Diam's, Dadoo, le 113, Sidney, Luc Besson, Mathieu Kassovitz, DJ Abdel, DJ LBR, Dee Nasty, DJ Cream et beaucoup d'autres.

Cut Killer Show - Documentaire

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Rédigé par Johney Perkins

Publié dans #Cut Killer Show, #Documentaire, #Cut Killer, #radio, #parcours, #hiphop, #rap français

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Publié le 7 Juin 2020

Documentaire, d'Aelpéacha (sorti en 2016) qui depuis une vingtaine d’années, trace sa route en marge du rap français. Producteur, rappeur et passionné maladif, il est obsédé par l’esthétique et le style de la West Coast américaine des années 90 – peu importe qu’il soit originaire du Val-de-Marne et que Paris n’avait alors d’yeux que pour New York.

Splifton, ou Spliff-Town, en référence à la ville de Joinville-le-Pont (dans le Val de Marne) dont Aelpéacha est originaire.

Documentaire - Splifton Aelpéacha (2016)

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Publié le 7 Juin 2020

Un documentaire au cœur du rap français : ses débuts, son histoire, ses influences. Des interviews, freestyles et lives du rap français inédits. La danse, graffiti, Djing y sont abordés avec la plupart des pionniers de ce mouvement comme, Squat, Dee Nasty, Crazy B, Lionel D, Kool Shen, Dj Medhi… ou encore Mode2 et Jon One pour le graffiti. Une heure et vingt minutes alternant images de concerts, d’artistes en studio comme Dj Pone et commenté principalement par des rappeurs mais aussi d’autres protagonistes. Une formidable rétrospective et travail débutant sur des photos d’archives de New-York

Réalisé en 2002 par Chimiste (beatmaker au sein du groupe La Cliqua), Joly et David.

Rap Attack "Le Documentaire" - Réalisé par Chimiste (2002)

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Publié le 7 Juin 2020

Début 2000, le visage du rap français change et s’ouvre à de nouveaux horizons. Regard sur la naissance, l’évolution et l’héritage d’un rap original, qui a marqué les esprits par son audace et la nouveauté des sonorités et des thèmes abordés.

Avec  OrelSan, TTC, Grems, La Caution, Gerard Baste, Le Jouage, 1995, Fred Musa, Para One, DSL, Cotone Prod, Romain Quirot, Teki Latex, Disiz, Antoine Jaunin Pauwels, François Recordier, Yann Girard, Dj FAB, Le Klub des 7ATKSvinkels, Fuzati et Olivier Cachin.

UN JOUR PEUT-ÊTRE, une autre histoire du rap français

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Publié le 6 Juin 2020

Dans le milieu des années 2000, Sinik et Diam's cartonne en vente d'album (dépassant régulièrement les 300.000). Début 2007, Booba sort Autopsie volume 2 ; album sur lequel, on retrouve le morceau Le D.U.C. avec la punchline "Les négros sont déclassés par Pokora, Diam's et Sinik / La honte, négro ! Tu t'rends compte, négro ? ». Pour la promotion, Booba revient sur ce constat dans ses interviews ; ce qui ne plait pas à Sinik qui écrit et enregistre l'homme à abattre. Le morceau se veut être un avertissement. Dans sa réponse, le rappeur du 91 défend sa carrière avant de s’en prendre à celle de son rival. Il attaque le Duc de Boulogne sur son passage à la Star Academy et regrette l’époque de Lunatic. Il évoque également l’enlèvement de la mère de Booba et accuse sa cible d’avoir appelé la police dans cette situation. Il reprend enfin à son compte la célèbre punchline : « Si t’aime pas t’ecoutes pas et puis c’est tout », issue du morceau “Le Crime paie” et conclu par "...Si tu manques de respects je serai toujours là à répondre, ce morceau, c'est pas un clash, c'est un carton jaune. La prochaine fois, ce sera pire ; tant que tu parles, je réponds...". 

"Tu joues les fous, tu fais parler les guns / Ici, on n'y croit pas car un voyon n'appelle jamais les keufs." Sinik

Booba n'a pas apprécié la phase sur le fait qu'il ait contacté la police lors de l'enlèvement de sa mère et de son frère et se met aussitôt à écrire carton rose. Le morceau sort en avril 2007 avec comme précision qu'un carton noir est prêt à sortir, si Sinik répond.

Sinik devait lui répondre dans un titre appelé Carton rouge, mais après avoir écouté le morceau de Booba, il estima qu'une réponse serait inutile, car le titre n'était pas un clash à part entière (il contient beaucoup d'« egotrip », et Booba ne s'en prend pas seulement à Sinik, mais à Diam's, Vitaa, Kore, Masta et Tefa). Dj Kore a fait une réponse passée assez inaperçu, tandis que Masta a menacé verbalement Booba.

En 2012, Sinik se reproche de ne pas avoir sorti la réponse TrouDUC (initialement carton rouge) dans le morceau Les 16 vérités en featuring avec Médine (album, La plume et le poignard).

Coïncidence, en 2015, les deux rappeurs sortent leur album respectif le même jour, le 13 avril (D.U.C pour Booba et Immortel 2 pour Sinik).

En 2018, Pascal Cefran reçoit Sinik pour la sortie de son album Invincible ; Booba lance un pique via les réseaux sociaux demandant à Sinik de retourner tatouer et à Pascal Cefran d'aller interviewer des rappeurs actifs.

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Publié le 6 Juin 2020

Zoxea VS Sadik Asken

Fin des années 90, Jean-Pierre Seck présente l'émission Sang d'Encre sur la radio Générations 88.2. Les artistes sont interviewés et font leur promotions ; la dernière partie de l'émission est en mode freestyle avec des rappeurs connus et d'autres moins. Le freestyle est décomposé en 4 parties de 30 minutes ; la première consiste a rapper 1 minute et passer le micro au suivant ; la seconde est d'improviser sur un mot ou thème balancé par les auditeurs ; la troisième partie est en mode clash ; et la quatrième et dernière partie est de faire son texte et passer le micro au rappeur de son choix qui doit repartir sur les dernière rimes.

Clash (rap français) - Abuz Sadik Asken Ill-G (X-men) Dontcha Zoxea - Sang d'encre - Générations 88.2 - Jean-Pierre Seck

Le 21 juin 1999, les rappeurs présents sont Zoxea (Sages Po), Ill (X-men), Abuz, Dontcha et Sadik Asken (Busta Flex prévu à l'origine est absent pour cause d'un concert de dernière minute sur Montpellier). Le freestyle s'enchaîne ; Zoxea assis fini son impro et passe le casque à Abuz (pour qu'il prenne la suite) pendant que Sadik Asken s'empare du micro pour clasher Dontcha et Zoxea en même temps. Asken informe que des antécédents (clash impro) ont déjà eu lieu à Marseille avec Zoxea et lance "... ton crew, c'est quoi ? Beat 2 Boul / Quand je t'aurais fini, ce sera une bite dans le boul'..." ; Zoxea récupère aussitôt le casque pour vouloir répliquer alors qu'Asken balance "... Aussi à ce qui paraît tu traines avec Kool Shen et Busta Flex dans IV my people / Mais, ça pour moi, c'est un crew de pédés comme Village people..." ; Zoxea se chauffe et se lève pour répondre à ce clash.

A savoir que c'est uniquement pour la performance et que l'ensemble des participants se respectent et ont travaillé par la suite ensemble sur divers projets.

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Rédigé par Johney Perkins

Publié dans #Clash, #Zoxea, #Dontcha, #Sang d'Encre, #21 juin 1999, #freestyle, #improvisation, #Ill (X-men), #Abuz

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Publié le 5 Juin 2020

Fin des années 90, Jean-Pierre Seck anime (avec David Commeillas et Yasmina Benbekaï) l'émission Sang d'encre sur la radio Générations 88.2. Beaucoup de rappeurs et sur le même principe que la mixtape Original Bombattak (volume 01) de Mark, Jean-Pierre réuni les meilleurs pour poser sur la mixtape Sang d'encre. La mixtape est composée de morceaux inédits (dont Fusion, collaboration d'Ärsenik et Lunatic) entrecoupés d'interludes et du fameux clash Paris/Marseille : Sheryo (rappeur spécialiste de l'improvisation) VS Sadik Asken (repéré sur l'émission Sang d'encre du 21 juin 1999 lors d'un clash avec Zoxea et Dontcha). 

L'opposition entre Sheryo et Sadik Asken a été enregistrée dans les studios de Générations en une seule prise d'environ 30 minutes (pour information, contrairement à ce qui est dit dans le freestyle, aucun des deux rappeurs n'a été payé pour la prestation). La version originale présente sur la mixtape Que d'la Haine 1 (Anfalsh production) a été fractionnée sur la mixtape Sang d'encre.

Un vote pour élire le meilleurs emcee sous forme d'un coupon réponse était présent dans la cover de la mixtape.

CLASH - SHERYO VS SADIK ASKEN (MIXTAPE SANG D'ENCRE)

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Publié le 4 Juin 2020

Milieu des années 90, deux types de rap se confrontent, le 'conscient' et le 'gangsta rap' (issue de la west side outre Atlantique). Pour Fabe (membre de la Scred Connexion), le rap doit faire réfléchir, instruire et dénoncer ; il ne comprend absolument pas les rappeurs hypocrites qui s'inventent des vies et qui parlent de mafia, de crime... Fabe vit rue Myrha à Barbès (18ème), connait la rue et ne supporte pas les rappeurs qui prétendent connaitre la rue mais vive en pavillon.

 

1997, Fabe sort l'album Le fond et la forme qui contient le titre Des durs, des boss, des dombis...! Le morceau s'attaque entre autres à :

Stomy Bugsy (qui était revenu sur le passage de Fabe dans l'émission Taratata sur son morceau La guerre du rap) "La guerre du rap, elle fera plaisir aux Bèc'-Bèg' / Aux fils de riches qui passent du R.A.P au solfège / C'est son public d'ailleurs, si je n'm'abuse" et "Lève la tête : t'es beau en stard-co, dommage que tu t'la pètes" en référence à la cover de l'album Le calibre qu'il te faut.

NTM car le revendiquait être contre le système et vouloir mettre le feux, notamment sur le titre Qu'est ce qu'on attend ("Mais qu'est-ce, mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?") avec les paroles "Des mythomanes, qui jouent les pyromanes aux Bains-Douches / Parlent de crimes pour la rime et se font passer pour... "

Lunatic et particulièrement Booba qui avait sortie Le crime paie sur la compilation Hostile et Les vrais savent sur L432. D'une part, Fabe trouvait que le morceau donnait un mauvais exemple à la jeunesse et d'autre part que Booba ne connaissait rien à la rue et avait grandit dans la banlieue chic (Meudon-la-forêt) dans un pavillon. Les références sont nombreuses dont "Parlent d'avoir du cash, n'ont pas assez pour prendre un taxi" (reviens sur la cause d'incarcération de Booba qui avait braqué un taxi) et "Le Hip-Hop est plein de gangsters en toc / Qui vivent dans des pavillons, nous prennent pour des couillons / Parlent de crime mais ne tuent que des papillons / Parlent de la rue mais ne connaissent que ses stations... / De métro, MC qu'en fait trop, j'ai une idée / Laisse la place à ceux qui, consciencieux, n'ont aucun contentieux / A régler, laisse faire les experts"

 

Bien que le morceau soit implicite, Booba qui est encore en prison (suit à son jugement pour le braquage d'un chauffeur de taxi), comprend bien qu'il est la cible. D'ailleurs il répondra ironiquement dans le morceau la lettre (sorte de correspondance entre Ali et Booba pendant sa détention) présent sur l'album Mauvais Oeil ; en modifiant la phase de Fabe "C'est tellement bas qu'pour en parler, faudrait qu'j'me fasse mal au dos" en "Je suis tombé si bas, que pour en parler faudrait que je me fasse mal au dos / Putain quelle rime de bâtard !" avec la même intonation. 

Fabe - Des durs, des boss... des dombis !

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Rédigé par Johney Perkins

Publié dans #Booba VS Fabe, #Clash, #Beef, #Diss, #Des durs, des boss... des dombis !

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